{
Vous lisez...
Etre catholique, Général, Histoire, Redevenir catholique

Qu’est-ce que la messe catholique et quelle est son origine ?

Histoire de la Messe

Le Manuel des Enfants de Choeur (1931) par Abbé L. Lemée, curé au diocèse de Sens.

Sacrifice :

Un sacrifice est l’offrande d’une chose sainte à Dieu, pour lui être agréable. Autrefois on offrait les fruits de la terre, comme faisait Abel*, ou bien le corps et le sang des animaux, comme chez les Juifs.

Aujourd’hui, on offre le Corps et le Sang de N. S. J.C. Rien ne peut être plus agréable à Dieu.

Messe :

La messe est le sacrifice du Corps et du Sang de N.S. J. C., offert sur nos autels sous l’apparence* du pain et du vin.

La première Messe :

Quel est l’auteur de la messe ? Qui l’a instituée ?

C’est N. S. lui-même, à Jérusalem, le soir du Jeudi saint, veille de sa mort, dans une salle appelée cénacle*.

Il était à table avec ses Apôtres. Vers la fin du repas, autrement dit de la Cène, il prit du pain, le bénit, le rompit en morceaux et le distribua à tous, en disant :

« Prenez et mangez, ceci est mon corps ». 

Il prit ensuite le calice du vin, le bénit de même et le leur donna :

« Buvez-en tous, dit-il, c’est mon sang qui sera répandu pour la rémission des péchés. Faites cela en souvenir de moi « .

Voilà la première messe, où N. S. a été à la fois offrant et offert, c’est-à-dire prêtre et victime. Les Apôtres y communièrent pour la première fois.

Donc la messe est d’origine divine. Quel respect nous devons avoir pour la sainte messe !

La Messe au temps des Apôtres :

Les Apôtres firent ce qu’ils avaient vu faire par Jésus, sans rien changer, en ajoutant seulement des prières.

À la fin d’un repas fraternel appelé agape, auquel prenaient part les premiers chrétiens, l’Apôtre faisait une prière de remerciement ou prière eucharistique*, racontait la cène de N. S., avec les mêmes paroles : Ceci est mon Corps, ceci est mon Sang.

Le miracle du changement se produisait comme si Jésus avait parlé lui-même, et tout le monde communiait.

La Messe au temps des persécutions :

Les évêques et les prêtres successeurs des Apôtres continuèrent. Mais persécutés par les païens, ils se cachaient. On disait la messe dans les maisons des chrétiens ou bien dans des souterrains appelés catacombes*.

On faisait d’abord des lectures et des prières variées. C’est ainsi que vint l’habitude de lire un passage d’une lettre écrite par un Apôtre, appelée épître*, ou bien une page d’Évangile*.

Puis les fidèles venaient auprès de l’autel apporter le pain et le vin que le prêtre allait offrir : c’était l’Offertoire. On faisait alors sortir ceux qui n’étaient pas encore baptisés, et qu’on ne jugeait pas dignes d’être présents au sacrifice.

Le prêtre récitait la préface* : c’était vraiment le commencement du sacrifice tel que N. S. l’avait fait. Il consacrait. Après la consécration, il rompait le Pain devenu le Corps de Jésus, et chacun des assistants en recevait une parcelle pour communier.

On en portait aux malades et même secrètement aux chrétiens emprisonnés qui allaient souffrir le martyre*. Les enfants recevaient les Miettes précieuses et communiaient aussi.

Au bout de trois siècles, les chrétiens eurent la liberté de bâtir des temples, et l’on put célébrer la messe dans les églises.

La Messe à travers les siècles :

Toutes les lectures et prières furent peu à peu réglées d’avance et fixées. À certains jours, on choisissait des lectures et des prières rappelant un évènement de la vie de N. S. sa naissance, sa résurrection, sa transfiguration, ou bien un événement de la vie de la Sainte Vierge :

Annonciation, Purification, Visitation et Assomption.

D’autres fois c’était en l’honneur des Apôtres. Les saints devenus nombreux furent aussi honorés chaque jour à la messe. C’était tantôt un martyr, tantôt un évêque (confesseur* pontife), un religieux, un simple fidèle (confesseur non pontife), une vierge, une sainte femme.

Ainsi se sont constituées les prières de la messe.

Toutes les lectures et les prières de la messe ont été recueillies dans un livre, le missel*.

Les diverses parties de la Messe :

  1. Prières du commencement, variant (ou supprimées) selon le jour, l’époque liturgique, les saints.

On distingue : l’introït ou prière d’entrée, le Kyrie (ne varie pas), le Gloria, les oraisons, l’épître, le graduel, ainsi appelé parce qu’on le chantait sur les degrés de l’ambon*, l’Alleluia*, chant de joie, l’évangile, le Credo qui résume toute notre foi, l’offertoire, la secrète, prière à voix basse, la préface.

  1. Prières invariables, qui viennent de N. S., des Apôtres ou des premières coutumes.

Elles forment ce qu’on appelle le canon*, c’est-à-dire prières réglées et immuables. On les désigne par leur premier mot :

  • Te igitur,
  • Memento* des vivants,
  • Communicantes,
  • Hanc igitur,
  • Paroles de la consécration,
  • Unde et memores,
  • Memento* des morts,
  • Nobis quoque peccatoribus.

  1. Prières de la fin variant, selon les jours, les fêtes.

Ce sont la communion, les oraisons, l’Ite missa est, la bénédiction, le dernier évangile.

Source : SanctaMissa.org

 Symbolique de la Sainte messe catholique

Publicités

Discussion

Une réflexion sur “Qu’est-ce que la messe catholique et quelle est son origine ?

  1. Pax + Christi + Regis.

    Que dites-vous du Missel de Paul VI et Quelle est votre position au sujet du désastreux Concile de Vatican d’eux / Discernement des Esprit + ad Majorem Dei Gloriam +

    Que dites-vous de ces paroisses et pasteurs « Non Una Cum » !?

    Publié par Serge Marc Sauvaire | 26/07/2014, 10:39

Commentez cet article !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :